WLI 8BIJIBAK/JOYEUSE PÂQUES

C’est la pleine lune ce soir. Elle sera rose! En balance! Je ne sais pas si on la verra à Montréal puisque c’est nuageux. Je me sens comme le phénix majestueux qui renaît de ses cendres. Ne plus survivre mais vivre! Retrouver qui je suis vraiment! J’ai décidé d’enlever mon armure au mois de mars…

C’est la pleine lune ce soir. Elle sera rose! En balance! Je ne sais pas si on la verra à Montréal puisque c’est nuageux. Je me sens comme le phénix majestueux qui renaît de ses cendres. Ne plus survivre mais vivre! Retrouver qui je suis vraiment!

J’ai décidé d’enlever mon armure au mois de mars et de reprendre mon chemin de la vulnérabilité. Un lourd poids m’a quitté! C’est comme si j’étais revenue de la guerre. Vous dire que je me suis ennuyé de vous pendant le mois de mars! J’ai été plutôt malade! Je n’aime pas ça quand je suis malade. Au fond, qui aime ça? Je commence à remonter la pente tranquillement. Très jeune, j’avais les mêmes problèmes respiratoires. Mon asthme est contrôlé depuis des années avec les pompes que je dois prendre tous les jours. Quand j’ai attrapé la covid-19 en 2021, l’infection était dans mes sinus et mes bronches. Par la suite, j’avais fait de l’asthme pendant trois mois. Une fois guéri, j’étais incapable de chanter. Ma voix débarquait tout le temps pendant que je faisais mes vocalises et je toussais. Chose qui ne m’arrivait pas auparavant. Ça m’a pris presque trois ans pour retrouver ma voix et pouvoir chanter de nouveau.

Avant de mourir des complications de la covid-19, Marianne Faithfull avait été hospitalisée. Elle était dans le coma. Plusieurs mois après son retour à la maison, elle avait enregistré de nouvelles chansons. Sa voix était rauque et elle respirait très fort. Elle était incapable de chanter. Elle se fatiguait en chantant. Et bien, ma voix sonne comme un vieux tuyau rouillé! Il y a de l’interférence sur ma voix maintenant. Des ondes de l’au-delà! Enfin! C’est la vie! Je dois accepter que ma voix n’est plus la même ainsi que mes problèmes respiratoires qui se sont aggravés avec ce virus insidieux. J’ai une bonne pensée pour les personnes qui vivent avec les séquelles de la « longue covid-19 ». Ça, c’est pas drôle! Leurs vies ont complètement changé. Non pas pour le meilleur!

Pendant le mois de mars mon film MISSING/DISPARUES a été sélectionné au festival de Munich. J’ai été invité à visionner les films du festival en ligne. J’ai vu de beaux films qui venaient de tous les coins de la terre. Les thèmes sont les mêmes pour la race humaine : « La guerre, la mort, la paix, Jésus. S’accrocher à quelque chose de plus grand que soi! Accepter de vivre sa vulnérabilité! » Des thèmes qui me parlent. Les festivals de film sélectionnent les films en fonction de la thématique qu’ils choisissent. Donc, MISSING/DISPARUES avait sa place au festival de Munich. Le titre de mon film indique très bien la thématique. Le thème concerne les femmes autochtones disparues et assassinées du Canada. Comment et qu’ont-elles vécu pendant leur disparition? J’ai essayé d’exprimer ces émotions dans mon film. Sans trop de mots et surtout pas de cliché. J’ai mis mes musiques. Je les ai transformées. J’ai essayé de les faire parler pour qu’elles nous fassent vibrer dans notre être le plus profond.

Vous pouvez visionner mon film MISSING/DISPARUES sur mon site web. Vous n’avez qu’à cliquer sur l’image du dessous.

Une journée où je devais aller faire des commissions, il s’est mis à neiger comme ça, tout d’un coup. Sans avertissement! C’était beau! C’était spirituel! Au centre d’amitié autochtone de Montréal, on m’a enseigné beaucoup de traditions et de savoir autochtones. Entre autres, la neige représente nos ancêtres! Ils viennent nous dire qu’ils sont présents dans nos vies. Qu’ils sont là pour nous soutenir, nous protéger et nous donner la force nécessaire pour continuer notre chemin. Nous ne devons jamais les oublier! C’est peut-être pour ça que j’aime tant la neige!

Concernant mon dernier film que je devais terminer pour la fin mars 2026, il n’est pas terminé. Normalement, je dirais que c’est un échec. Mais là, je vous avoue que j’accepte mes limites maintenant. Avant, je les dépassais tout le temps. Une vraie course qui ne finissait jamais! Le pire des cas, c’est que mon film ne soit pas sélectionné pour cet été. C’est tout! Est-ce si dramatique que ça? Je me pose la question. Normalement je répondrais un gros « OUI »! Au fond, si c’est juste ça, ce n’est pas la fin du monde! J’ai travaillé sur mon texte ainsi que sur la traduction en langue abénakise. J’ai corrigé sa structure. J’ai contacté un ancien professeur pour la correction de ma traduction. A ma grande surprise, je n’avais presque pas de fautes! Youpi! J’étais fière de moi. Après avoir terminé cette partie-là de mon film, je suis devenu fatigué. J’étais bloquée dans l’orchestration des séquences, de la trame sonore et du texte pour mon film. Je dois vous dire que j’ai le syndrome d’Asperger. Mon taux de concentration est plus limité qu’une personne dite « normale ». Je n’entrerai pas dans l’explication de la normalité. Alors, je me donne comme défi de terminer mon film pour la fin avril. Sinon, ça sera pour l’automne.

Je ne vous ai pas dit ça. Hein? Vu ma grande chance de demeurer dans un appartement modique, j’avais décidé, depuis très longtemps, de prendre des cours de piano. J’ai trouvé ce qui était avantageux pour moi. Sérieux, Professionnel! Et j’ai choisi : L’ÉPM! Qu’est-ce que c’est que ça? Que vous me direz. C’est l’École Préparatoire de Musique de l’UQAM! Je pensais aller au cégep de St-Laurent où j’ai fait mes études en chant classique et piano. Finalement, j’ai trouvé mieux! Retourner étudier à l’université où j’ai terminé un BAC en Art Dramatique! Oh! Que de souvenirs! Mes années d’études ont défilé dans ma tête à cent mille à l’heure! Ouf, quelle année! Mon cerveau a travaillé vraiment très fort. Je peux vous dire que je suis fière de moi concernant mes cours de piano. Je suis une hyperactive. Mais quand je suis assise au piano, je peux rester des heures à jouer et à recommencer les mêmes exercices sans me fâcher ou abandonner. J’aime ça. Ça me calme. J’apprends vite. Les professeurs m’ont toujours demandé si j’avais déjà joué au piano. Rien de ça! Je me souviens qu’au cégep, ma prof m’avait donné un Jean-Sébastien Bach à monter en une session et j’avais réussi! Cette année, j’apprends les bonnes techniques pour jouer du piano. Je sais lire la musique. Cela a toujours fait partie de ma vie. Ne me demandez pas comment et pourquoi, je n’en ai aucune idée vu que je suis adoptée.

On devrait avoir un concert pour la fin de mai. Je ne crois pas être prête pour présenter le Prélude de Jean-Sébastien Bach. Ma prof me le dira. Sinon, je serai prête pour le concert du mois de décembre. À ce moment-là, je pourrai présenter les pièces sur lesquelles je travaille présentement qui sont : Prélude en C Majeur de J-S Bach, Trällerliedchen de R Schumann, Waltz en A mineur de F Chopin, Prelude de F Chopin, Au Jardin d’Alexandre Tansman. Tout un beau programme! Je sais qu’elle veut monter un Beethoven! Ne pensez pas que je joue vite. Je ne suis pas rendu là encore. Je suis lente comme la tortue mais j’arrive à bon port.

Je vais aller chanter à Verdun le 30 mai prochain au festival Porch Fest. J’aurai une grosse heure de performance pour mes chansons. Ça va être super. Je vous tiendrai au courant. J’essaierai de retourner chanter à Mariposa en avril. Je m’ennuie de chanter!

Prenez grandement soin de vous ces temps-ci! Faites-vous plaisir! La vie est parfois très longue et douloureuse, mais à la toute fin elle est très courte avec ses petits bonheurs!

J’aime toujours avoir de vos nouvelles! J’aime échanger avec vous! Merci de m’écrire!


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