Retrouver la Joie de Vivre

Pour faire suite à mes histoires du temps des fêtes, j’avais envie de vous partager quelques photos de moi plus jeune pendant Noël! Et oui dans les années ’60 chez-moi on recevait, entre autres, des animaux en peluche. Mon père adoptif était photographe. C’est lui qui me prenait en photo avec sa grosse caméra 3/4…

Pour faire suite à mes histoires du temps des fêtes, j’avais envie de vous partager quelques photos de moi plus jeune pendant Noël! Et oui dans les années ’60 chez-moi on recevait, entre autres, des animaux en peluche. Mon père adoptif était photographe. C’est lui qui me prenait en photo avec sa grosse caméra 3/4 4/4. A chaque fois qu’il me photographiait j’avais la bougeotte. Je voulais aller le rejoindre. J’étais une enfant facile qui ne tenait pas en place. Je voulais toucher à tout. Au fond, j’étais peut-être fatigante pour certaines personnes mais certainement pas pour ma mère adoptive qui elle, m’aimait comme si j’étais son enfant naturelle. Dans ces temps-là, l’hyperactivité, l’autisme n’étaient pas connues. Était-ce vraiment ça que j’avais ou bien n’étais-je qu’une enfant passionnée par la vie? Pleine d’énergie! On m’a reproché d’avoir trop d’entrain. Encore aujourd’hui. Pour les autres que je dérange et bien, ils peuvent partir. Maintenant je n’accepte plus de me faire dire toutes sortes de sottises. J’aime mieux être seule que d’être mal accompagnée. J’étais toujours sur une patte. Toujours en train de rire comme si la vie était une grosse fête. J’avais de la misère à me concentrer. Je me souviens que ma mère devait m’attacher quand nous allions dans les grands magasins parce que je disparaissais comme par magie. En un clin d’œil. Ma pauvre maman! Elle angoissait quand elle me perdait. Aujourd’hui je m’accepte tel que je suis. Je vais moins vite mais je suis toujours sur une patte à bouger.

J’ai comme perdu beaucoup de cette joie de vivre avec les années en étant en relation avec des personnes qui je pensais étaient bonnes pour moi mais qui ne l’étaient pas. Après la mort de mes parents, je vivais un choc post-traumatique. Je faisais beaucoup d’anxiété, d’hyperventilation. Comme j’avais vu mes parents mourir presque dans mes bras, j’étais devenue psychosomatique durant des années. La peur de mourir comme mes parents était sans cesse présente. J’étais incapable de vivre seule au cas ou il m’arriverait quelque chose. Les personnes avec qui j’ai fait un bout de chemin m’ont aidé à leur manière parce que j’attirais des personnes en santé mentale avec des problèmes de personnalité borderline, de bipolarité. Donc, on s’est aidé avec nos façons de faire. Ce fut difficile mais on est passé à travers nos problèmes. On se comprenait dans nos maladies. C’était ça le cadeau de la vie pour me faire continuer de vivre. J’espère que c’était la même chose pour eux.

Depuis que je suis seule, ma joie de vivre refait surface! Je suis incapable d’être en couple avec une personne qui va exiger des demandes ou d’être agressive. Je me dois de me sentir libre de faire et d’agir comme je veux, pour moi personnellement. Pas nécessaire de manger ensemble tout le temps ou bien d’aller se coucher à la même heure en même temps, etc. Avoir un respect mutuel, l’attirance, le désir, la fidélité, la sensualité, la création, l’entraide, l’autonomie. Enfin! Je rêve un peu en couleur. Je suis en train de me rebâtir surtout avec les deuils que je viens de vivre ces derniers temps. Je prends plaisir à être et vivre seule maintenant. Mon énergie commence à circuler dans tout mon corps. Je ne la sens plus bloquée comme avant. Je m’accueille comme je suis. L’autre beau cadeau qui me revient c’est de retrouver ma vulnérabilité. Il est certain que je ne fais pas confiance aux autres comme avant. Il m’arrive de m’emporter et de dire mon amour à quelqu’un qui m’inspire, qui me tient à cœur depuis longtemps. Mais on m’a montré la porte. Je suis partie. Je pleure. Un autre deuil. Ce n’était juste pas la bonne personne. Et la vie continue.

Je reçois de très beaux cadeaux de mon Créateur. Des cadeaux invisibles qui n’ont pas de prix. Mon imagination, ma création sont de retour! Je me suis acheté un beau livre, celui du Dr Christophe Fauré « Vivre le deuil au jour le jour ». Ce livre m’avait été suggéré lors de mes sessions à la Maison Monbourquette à Montréal. Il s’agissait d’accompagnement pour le deuil de ma mère adoptive. Avec eux, j’ai réussi à faire la paix et à ne plus me sentir coupable de sa mort. Une grande libération s’est produite à cet endroit en plus de la lecture de ce merveilleux livre du Dr Fauré.

Je crois que nous devons toujours garder espoir en tout temps, même dans les moments les plus sombres, les plus noirs de nos vies. Il y a toujours une petite lumière au bout du tunnel. Des fois, je trouve que le tunnel est trop long. C’est à se demander s’il y a une fin à toutes ces épreuves de la vie. La vie est comme la mer. Parfois elle est calme, sereine, limpide, brillante. Mais quand elle commence à s’énerver, et qu’il y a tempête rien ne va plus. Son caractère déchaîné nous fait chavirer sur ses vagues. Parfois on cale plus profondément qu’on pensait. On se démène comme on peut pour ne pas périr en elle. Suivez le courant comme il vient! C’est la clé! Prenez soin de vous pendant ce précieux et vulnérable temps des fêtes!


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